– Projet éducatif -

Préambule

Avant l’écriture de ce projet, il y a eu une réflexion entre le parent présent et les professionnels sur les objectifs, la ligne de conduite pour construire ensemble ce projet éducatif. Ce en mettant en exergue les points forts et objectifs du côté des parents, des enfants et aussi du côté des professionnels.

Points forts et objectifs du côté des parents

Garder un aspect de convivialité de famille au sein de la crèche

Établir une relation de confiance en échangeant, en communicant tous les jours

Reconnaître le parent en tant qu’individu et non seulement comme parent de l’enfant

Individualisé chaque parent en le prénommant

Objectifs éducatifs auprès des enfants

Respect du rythme de chaque enfant (lors de l’accueil, le change, le sommeil)

Favoriser l’autonomie de chacun dans la mesure de ses possibilités (se servir seul, mettre la table, se déshabiller..)

Encourager les capacités de l’enfant afin qu’il puisse être valorisé, qu’il est confiance en lui.

Développer l’éveil (en individuel et en collectif) sensoriel, psychomoteur (gymnastique, danse, motricité à disposition, musique..)

Favoriser la créativité de l’enfant (dessins sur feuille, craie, la pate à modeler, l’argile.)

Instaurer un climat apaisant et sécurisant autour de l’enfant afin qu’il se sente épanoui, qu’il vive sa « vie »

Respecter les autres, en le faisant patienter, prêter à l’autre et redonner un jouet

Permettre à l’enfant d’exprimer ses colères et autres sentiments en mettant à sa disposition des objets exutoires (s’il veut mordre- poupée, s’il veut lancer –des ballons)

Développer l’estime de soi de l’enfant en lui permettant de s’exprimer face aux autres s’il le souhaite, en le responsabilisant, en le félicitant lorsqu’il réussit et en l’encourageant lorsqu’il échoue.

Objectifs du côté des professionnels

Favoriser les échanges avec l’extérieur (médiathèque, sorties diverses et partenariat)

Echanger beaucoup plus avec les parents afin qu’il y ai une qualité dans l’accueil et ainsi connaître l’enfant dans son entité

Observer chaque enfant afin de répondre au mieux à ses besoins psycho affectifs

Savoir exprimer face à ses collègues sa lassitude face à un comportement d’enfant et passer le relais.

Ne pas imposer aux enfants des ateliers, leur laisser le libre-choix de vaquer à leur jeu.

Faire en sorte qu’il y ait une relation entre l’enfant et le professionnel basée sur le respect égalitaire

L’enfant a les mêmes droits que l’adulte mais pas les mêmes devoirs. Par exemple, l’enfant a le droit de se mettre en colère, de préférer. En revanche l’adulte se doit d’être responsable de la sécurité de l’enfant et de l’organisation du quotidien.

Laisser l’enfant explorer par lui-même

Respecter en tant que professionnels les règles édicter aux enfants (ne pas jeter les objets, ne pas crier…)

Introduction

Depuis plus d’un siècle la place et le rôle même du parent ont évolué dans le même sens que la société, les mœurs et le statut de la femme. Aujourd’hui la fonction parentale paraît diamétralement opposée à celle des siècles derniers.

Actuellement dans notre société occidentale, la loi protège l’enfant à travers le Code de la famille ainsi que la Convention internationale des droits de l’enfant de 1989.

Le parent a un tout autre rôle que celui empli de toute puissance et d’autoritarisme, cependant un point commun rassemble et anime les parents d’aujourd’hui et d’autrefois et ce quelque soit leur milieu culturel, c’est le souci de l’avenir de leur enfant.

Être parent aujourd’hui » c’est toujours avoir comme objectif d’inscrire son enfant dans sa famille, en lui transmettant des normes et des valeurs propres à sa culture mais en évoluant également en fonction de son milieu de vie, bien plus ouvert à l’enfant qu’auparavant : école obligatoire jusqu’à 16 ans, vie citoyenne, loisirs…

Ainsi, pour certains parents, intégrer la crèche parentale est un choix de départ. Pour d’autres, il s’agit davantage d’une opportunité due à une insuffisance d’autres modes de garde.

Quelle que soit la raison de leur choix, les parents cherchent à satisfaire un besoin personnel et finissent par répondre à un besoin collectif. Ils sont soucieux de la bonne marche de la crèche et sont amenés à agir et réagir par rapport à des enfants qui ne sont pas les leurs.
En crèche parentale, l’équipe des professionnels prend toute sa dimension d’équipe éducative dès qu’elle est complétée par les parents lors des permanences. Là encore, la cohérence est nécessaire d’où l’intérêt d’une bonne collaboration entre parents et professionnels.

Il n’y pas d’un côté des parents gestionnaires et de l’autre des professionnels qui auraient des connaissances pédagogiques, mais deux partenaires soucieux de collaborer dans l’échange et la complémentarité de leurs compétences.

La richesse et l’harmonie de ces relations font de la crèche un lieu de vie agréable pour enfants et adultes. Le parent s’investit dans la vie de la crèche et bénéficie de contacts permanents avec l’équipe éducative et les autres parents.

C’est cette transparence des pratiques qui séduit et motive souvent le choix du parent en Crèche parentale.

Aussi, ce projet va déterminer les axes et les orientations pédagogiques de l’équipe éducative en lien avec les parents, il est le fil conducteur de l’équipe.

Ce projet indispensable au fonctionnement doit être vécu comme une étape dans l’histoire de la Crèche parentale Picoti Picota et non comme un écrit figé. Il n’aura de valeur que s’il est revu régulièrement.

I L’équipe éducative

Présentation de l’équipe et organisation au quotidien

L’équipe du multi accueil se compose d’une assistante de direction employeur qui n’est pas auprès des enfants, d’une responsable technique éducatrice de jeunes enfants de formation dans les sections et au bureau, de deux auxiliaires de puéricultures, de professionnels CAP petite enfance, d’un agent technique et une professionnelle sans diplôme.

Au sein de chaque section, une auxiliaire de puériculture est référente accompagnée dans la prise en charge des enfants par les autres professionnels et aussi par le parent de permanence.

La qualité du travail d’équipe contribue à la qualité de l’accueil des enfants et de leurs parents. L’équipe éducative cherche à offrir aux jeunes enfants un milieu suffisamment accueillant, chaleureux et épanouissant pour contribuer à leur développement harmonieux.

Au quotidien, les outils utilisés par l’adulte que sont l’observation, l’analyse, la mise en place des pratiques, la communication verbale et écrite accompagne l’enfant comme «  sujet » dans toute son individualité. Aussi, la parole joue un rôle essentiel dans le travail d’équipe. En effet, il est nécessaire que ces échanges soient libres mais également formalisés.

Pour ce faire des temps de réunions sont organisés par section mais également avec l’ensemble de toute l’équipe.

Les temps de concertation

Réunion de chaque section réalisée une fois par mois portant sur l’observation des enfants en tant que groupe mais aussi de chaque enfant. Cette réunion sert également à réfléchir sur le projet des ateliers à mettre en place.

Réunion de toute l’équipe réalisée également une fois par mois portant sur l’organisation au quotidien de la structure, les réflexions à émettre lors du conseil de crèche, les projets à venir, les commandes des jeux à effectuer et éventuellement un intervenant.

Réunion à thème qui devra être réalisée une fois par trimestre. Elle a pour but de débattre sur un thème pédagogique précis choisis par les parents ou l’équipe. Elle se tient en présence des parents intéressés et de l’équipe des professionnels.

Ainsi, il est important que chaque membre de l’équipe participe, apporte son regard, son expérience et des éléments de sa formation professionnelle.

Ces temps sont importants pour permettre à chacun de prendre du recul sur son travail dans ces métiers ou le relationnel est omniprésent. La formation continue participe également à la dynamique d’équipe.
Elle s’organise au sein même de l’établissement par les échanges de compétences des professionnels issus de formations différentes. Elle se fait aussi de manière individuelle à l’extérieur avec des organismes de formation. Lors de ses temps de réunions, les parents sont sollicités pour rester auprès des enfants.

II Accueil

L’accueil est un moment d’échange avec l’enfant, le parent. C’est le premier contact que l’on a avec la famille. Il est primordial pour le bon déroulement de la journée. De plus c’est le moment où l’équipe recueille les informations de la nuit, de la maison. Cet accueil représente donc un relai, une continuité.

Le professionnel individualise l’accueil selon l’enfant, sa difficulté à se séparer, sa personnalité. Le rythme de chaque enfant est donc respecté.
Il se place sa hauteur pour établir un échange verbal et gestuel. La passation d’informations s’effectue de façon orale puis écrite .Tous ces échanges s’effectuent dans une relation à trois enfant – parent – professionnel. Par ailleurs, le parent peut rester le temps nécessaire pour conduire la séparation.

Cette dernière doit être marquée par un « au revoir » afin que l’enfant puisse se préparer à la séparation. Un « coucou » par la fenêtre est parfois nécessaire. L’enfant peut crier, pleurer…
C’est aussi pour lui sa façon d’exprimer son désaccord de se séparer – le parent doit nécessairement dire à l’enfant qu’il sort de la pièce – mettre en mots la séparation.

Le professionnel lui accorde le droit d’être en colère et verbalise les sentiments de l’enfant (ex : « tu n’es pas content de rester mais maman ou papa doit partir travailler ».) Dans un premier temps, il est nécessaire qu’une relation duelle enfant – professionnel s’établisse, puis l’enfant prend de la distance grâce à un jouet.

Du matin
Il se fait de 7h30 (l’ouverture de la crèche) à 9h45. C’est pour cela qu’il est important que l’équipe arrive avant l’ouverture de la crèche pour préparer la salle. L’accueil se fait avec les personnes présentes mais aussi les jeux qui sont installés. La salle dans laquelle l’enfant est accueillie est rendue attrayante par la présentation différente chaque matin des jouets. La scénarisation des jouets permettra à l’enfant de mieux se séparer.

Les outils pour un accueil de qualité
Lors de l’accueil, le professionnel recueille les informations du parent à l’oral mais veillera pour qu’il y ait une traçabilité de l’inscrire sur une feuille de transmission individualisée pour la semaine. Cela permet ainsi aux autres membres de l’équipe de connaître les informations sur chaque enfant et par ailleurs d’utiliser cet écrit sur la semaine pour enrichir son observation de l’enfant.

Posture
Lors de l’accueil le parent veillera à rentrer totalement dans la section pour transmettre les informations. Le professionnel s’avancera vers le parent et l’enfant et fera en sorte de se mettre à leur hauteur. L’accueil peut se faire dans les bras en veillant pour le bébé à le placer face à son parent.
L’enfant peut également s’asseoir à côté de l’adulte, ou être accueilli en étant posé sur le tapis pour le bébé.

Du soir
Le parent peut venir rechercher son enfant à l’heure prévue à son contrat. En cas de retard, il est important que le parent avertisse la structure pour que le professionnel puisse en informer l’enfant, ce toujours dans le respect de l’enfant quelque soit son âge.
C’est le moment des transmissions par le professionnel au parent du déroulement de la journée de son enfant. Elles concernent les observations de l’enfant faites par l’équipe sur son évolution : au niveau moteur, cognitif, relationnel et psychoaffectif, les ateliers, le sommeil, les repas.

Les professionnels et le parent de permanence veillent à gérer la difficulté pour les enfants qui restent et voient partir les autres avec leur parent. C’est le temps des activités calmes.

Il faut être attentif à ne pas ranger complètement la crèche si un ou des enfants sont présents à l’heure de la fermeture. Les enfants pourront profiter pleinement de la crèche jusqu’à l’arrivée de leur parent.

Mais l’accueil des enfants ne se fait pas seulement le matin et le soir. L’accueil c’est une multitude de séparations au quotidien. C’est pour cela qu’il est important de verbaliser à tout moment de la journée (ex : lorsque les « moyens-bébés » rejoignent les grands dans la salle commune, lorsque le parent va arriver ou sort de la pièce – lorsque le professionnel s’en va, …)

Accueil des stagiaires
L’accueil de l’enfant ne peut se détacher de l’accueil des futurs professionnels de l’enfance. L’équipe fait en sorte d’accueillir le futur professionnel en mettant à sa disposition (le projet d’établissement, le règlement de fonctionnement, le projet éducatif). De plus un livret d’accueil est donné dès l’entrée avec la règlementation et aussi les horaires. Toutefois, c’est aussi au stagiaire de rechercher les éléments qui pourront l’aider dans ses démarches.

III L’adaptation

C’est une période essentielle pour l’enfant comme pour le parent au sein de la structure. Elle conditionne la vie future de l’enfant au multi accueil.

La durée de l’adaptation est de 5 jours, cette période peut être rallongée selon les besoins observés chez l’enfant.
La disponibilité des professionnels dits « référents » s’inscrit dans un temps choisi, un cadre, selon un esprit d’ouverture pour recevoir toutes les informations nécessaires à une prise en charge de qualité de l’enfant accueilli.

Ainsi l’adaptation se déroule au prime abord avec une professionnelle et durant le temps de l’adaptation, une autre professionnelle secondera la première. En effet, lors de l’adaptation une fiche d’habitude de vie est remplie avec le ou les parents. C’est un document qui retrace à travers des questionnements la vie de l’enfant chez lui.
Cette fiche permet ainsi de créer du lien avec des parents et l’enfant. Le ou les professionnelles sont à l’écoute, observe tout au long de la période d’adaptation. Aussi, il paraît primordial d’instaurer dès le départ une relation de confiance avec le parent.

De même un livret d’accueil est remis. Ce document de base présente les grandes lignes de notre projet éducatif. C’est un outil d’échange qui permet aux parents de mieux connaître la crèche et ses missions et qui les invitera au fil des jours à exprimer leurs interrogations, leurs attentes aussi.

Ces espaces de dialogues rassurent le parent dans ses pratiques en tant que premier éducateur de l’enfant, lui permet d’exprimer ses ressentis positifs et/ou négatifs, ses doutes. Ces moyens mis en place facilitent l’inscription de l’enfant et de son parent dans ce lieu comme : le tableau d’adaptation (les horaires sur 5 jours) dans le livret d’accueil (les photos de l’enfant et de ses parents symboliquement l’enfant fait parti du groupe.

Pour l’enfant

Il découvre les lieux, s’habitue progressivement à l’environnement sonore.
Pour le bébé, il s’agira essentiellement d’une découverte sensorielle: odeurs, voix des professionnels référents, de celle des autres adultes, des enfants…

Pour le plus grand, la découverte se situe d’avantage dans la relation à l’autre, la distance à ajuster entre le parent puis les référents, et avec les autres enfants et le nouvel espace de jeu.

Selon si l’enfant a déjà connu ou non la séparation auparavant, selon la période qu’il traverse quant à sa maturation psychoaffective, l’enfant va avoir plus ou moins de facilité à accepter ou non la frustration due à cette séparation. Les ressentis, les angoisses de l’enfant s’expriment de façon complètement singulière : pleurs à la séparation, refus de s’endormir, réveil nocturne…
Grâce à la présence continue du parent la première semaine d’adaptation, l’enfant est rassuré : son parent est là, garent de sa venue dans ce nouveau lieu.

Pour les parents

Il est intéressant lorsque cela est possible que le père et la mère soient présents, ensemble ou de manière alternée, lors de l’adaptation.
L’enfant pourra de ce fait imprégner ses deux parents dans ce lieu, sa sécurité affective se renforce.
En effet les deux parents ont un rôle complémentaire auprès de leur enfant, ce sont eux qui le connaissent le mieux.
Le(s) parent(s) présent(s) fait connaissance des lieux, des différents professionnels, des autres enfants.
Le parent présente son enfant : son éveil global et centres d’intérêt, les rites et façons de faire lors de l’alimentation, du sommeil…

Les professionnels qui accompagnent parent et enfant instaurent une relation de confiance, ils ne jugent pas la pratique éducative ou les attitudes parentales mais guident et conseillent avant tout. Le parent observe les pratiques professionnelles de la journée vécue par son enfant, cela va l’aider à imaginer son enfant dans ce lieu.

A la fin de l’adaptation, le parent (ou les deux) aura vu son enfant dans ce lieu : il pourra donc partir en percevant ce qu’il vivra. Ces nouveaux parents s’adapteront également au lieu, au fonctionnement (les permanences, leur tâche…), et seront accompagnés par une famille de « parrainage ».
Il est préférable que lors de ces premières permanences, le parent puisse rester auprès de son enfant (petit ou grand) pour progressivement, lorsqu’il s’en sentira capable, se détacher.

Les membres de l’équipe sont alors présents pour soutenir et accompagner dans cette période l’enfant et son parent par la parole, des mots rassurants.
Ex: « Tu vois, ta maman est là près de toi, même si elle s’occupe d’un autre enfant elle reste toujours ta maman ».

Les deux professionnels référents

Entre les deux professionnels, lors de l’adaptation, l’enfant aura le choix.
Il ne sera pas « perdu » lorsque l’un ou l’autre sera absent.
Il est essentiel pour les enfants de ne pas créer une relation exclusive avec les professionnelles.
Les professionnelles référentes ont un rôle d’observation, de guidance et assure la continuité du lien. A deux, elles apportent à l’enfant bien plus d’ouverture, de richesse dans la relation psychoaffective. L’enfant se sert de ces attachements pour construire une relation de sécurité.
Le lien se crée par le biais du soin, de l’accompagnement à l’endormissement et du repas.

Afin de ne pas créer une relation unique entre la mère/l’enfant et référents, le rôle des référents sera d’ouvrir cette relation aux autres professionnels. Ce afin de sortir de la relation triangulaire parents/enfants, référents.
Ainsi, l’enfant pourra de lui même choisir le professionnel avec lequel il aura le plus d’affinités à travers l’ensemble des professionnels de l’équipe éducative.

IV Les temps forts du quotidien

A – Les repas

Se nourrir est un besoin vital et manger doit être une source de plaisir. L’ambiance doit être calme et détendue autant pour l’enfant que pour l’adulte. L’adulte prend le temps de faire passer le message que manger est un plaisir. Aussi l’enfant ne jouera pas au court du repas,, il n’y emmènera pas non plus de jouets. Néanmoins, si l’enfant ne peut se séparer de son doudou, ce dernier est mis à portée de vue afin qu’il soit rassuré.

Dans l’unité de vie des « Petits »

Dans le respect du rythme de l’enfant les repas sont donnés en fonction de l’introduction des aliments. Pour les bébés le repas est donné en fonction de l’heure du repas du matin. L’adulte doit être disponible physiquement et psychiquement pour faire de ce repas un moment de plaisir.
Le repas est donné en individuel à chaque repas. Il peut être amené à donner à deux enfants si ceux-ci savent bien se tenir à table et tiennent correctement leurs cuillères.

La texture des aliments est adaptée en fonction de la mastication de l’enfant (mouliné, mixé, morceaux). La viande est donnée de façon séparé des légumes ou féculents afin de permettre à l’enfant de découvrir les saveurs, les textures et les différencier. De l’eau est proposée systématiquement aux enfants dans divers contenants (coupelle, verre, biberon).

Positionnement de l’enfant

Par ailleurs, après les observations sur l’enfant et en respectant son développement, il lui est proposé (soit d’être assis dans le transat, dans le U d’assise, soit également être assis sur une chaise près de la table). Des petites chaises sont toujours mises à disposition de l’enfant. Pour les bébés qui boivent au biberon, l’adulte prendra l’enfant dans ses bras en s’installant sur le grand fauteuil de la section.

Outils

Afin de faire un suivi sur l’évolution alimentaire des enfants, un cahier répertoriant tous les aliments donnés est mis en place et rempli avec les parents.

Le menu du midi

Un menu type est proposé à tous les enfants en fonction de leurs introductions (purée, viandes ou poissons sans sel et sans matière grasse), un laitage (petits suisses, yaourts..) et une compote. Pour ceux qui commencent à manger des légumes, il est préférable d’intégrer un légume à la fois et par la suite d’ouvrir les goûts sur plusieurs mélanges, même chose pour les fruits.
C’est à la maison qu’est commencée la diversification alimentaire puis elle est relayée à la crèche en suivant les indications des parents, le rythme des enfants. Le menu est affiché sur la porte de l’office.

Le gouter chez les « petits »et les moyens/grands

Un goûter type est proposé également composé d’un laitage, d’une compote et en fonction de l’introduction un petit gâteau.

Positionnement de l’adulte lors du repas

L’adulte se met toujours à hauteur de l’enfant, face à lui s’il mange dans le U d’assise le ou sur le côté s’il mange à table.
Par ailleurs en fonction de l’évolution de l’enfant, il lui sera proposé une cuillère et l’adulte en aura une également pour l’accompagner dans son début d’autonomie.

Dans l’unité de vie des « moyens/grands »

Avant le début du repas, les enfants vont se laver les mains au lavabo. Une serviette, le savon sont mis à leur hauteur. Puis les enfants vont s’installer à table à la place qu’ils choisissent.
Deux tables au sein de cette unité de vie sont différenciées, la table dite des grands et la table dite des moyens.
Un adulte ou un enfant donne les bavoirs aux autres et ceux-ci les mettent tout seul.

Mettre la table après l’arrivée du chariot

Toujours dans le souci de responsabiliser l’enfant, celui-ci en suivant un panneau photo de la semaine ; il lui est proposé de mettre la table (plateau à compartiments, verre, fourchette, couteau..) à chaque copain. Des plateaux à compartiments sont proposés aux enfants afin de leur permettre d’avoir la liberté de choix de manger les aliments dans le sens qu’ils désirent.
Pour la table dit des grands, ils se servent tout seul leur repas et passent le plat aux copains. Pour les enfants dit »moyens » l’adulte les sert mais peut également en fonction de l’évolution ou de la demande de l’enfant le laisser faire. Ainsi, l’’adulte est accompagnant dans la démarche de l’enfant lors du repas.

Entre le repas

Des petites lavettes sont données aux enfants s’il renverse l’eau sur la table, si également leur côté de table est trop sale. Cela permet à l’enfant de réparer tout seul ce qu’il a fait.

A la fin du repas

Un gant est donné à chaque enfant afin qu’il s’essuyer la bouche. Lorsqu’il a terminé, il se lève et va mettre son bavoir et son gant dans le bac à linge ce qu’il soit à la table dit des « moyens » ou des « grands ».

Le menu du midi

Un menu type est proposé à tous les enfants (entrée, plat de résistance, laitage et fruits ou compote).Celui-ci est affiché sur la porte de l’office.

Le gouter chez les moyens/grands

Un goûter type est proposé également composé d’un laitage(lait de croissance, yaourt, petit suisse ) , un fruit ou une compote et des céréales (biscuits, céréales, pain..).
Lors des anniversaires c’est aux parents de fournir le gâteau (acheté), le jus et éventuellement les bonbons.

Positionnement de l’adulte lors du repas

L’adulte se met toujours à hauteur de l’enfant, à côté de la table sur une chaise. Il fait en sorte de se mettre le moins possible debout. Afin de permettre à l’enfant également de se poser pour un repas calme.

 

B- Le change

C’est un moment de soin privilégié entre l’enfant et l’adulte. C’est également un moment durant lequel l’enfant prend conscience de l’importance de l’hygiène et du respect de son corps. Le change est souvent un temps pendant lequel l’enfant montre ses progrès, ses capacités psychomotrices, de langage.
Il est nécessaire que l’enfant se sente en sécurité durant le change : l’adulte s’applique à être attentif et sécurisant.

En cas de selles, lors de l’arrivée de l’enfant dans la structure c’est au parent de changer la couche de son enfant, ce pour garder le lien avec son enfant puis le parent passera le relai à un membre de l’équipe.

La professionnel qui change l’enfant respecte son protocole de soin : eau, savon Rivadouce ou liniment, une crème de soin en cas de siège irrité à appliquer (seulement avec ordonnance)… Un tableau récapitulatif concernant les crèmes de soins pour chaque enfant est affiché en salle de change. Le change fait l’objet d’une transmission précise (classeur)  en cas de : érythème fessier, boutons ou encore aspect des selles anormales. C’est le cas également en ce qui concerne les progrès vers l’acquisition de la propreté tel que l’intérêt pour le pot.

L’intimité de l’enfant doit être respectée.

On veille donc à changer l’enfant dans un lieu calme et adapté : salle de change pour les bébés et enfants du groupe des moyens/grands. La couche de l’enfant doit être également vérifiée dans la salle de change et non dans la salle de vie à la vue de tout le monde.

C’est un membre de l’équipe qui assure le moment du change. Pour tout nouveau membre, il est nécessaire d’observer un temps de mise en observation, du fait de l’intimité de ce moment.
En règle générale, les parents de permanence ne changent pas les enfants mais ils peuvent être un relais si impossibilité de l’équipe, s’ils sont d’accord et surtout si l’enfant accepte. Dans tous les cas, le parent ne change la couche que de son enfant.

Pour le bébé

Les bébés sont systématiquement changés avant leur coucher et après leur lever. Durant la journée également, le change s’effectue de façon régulière et plus si besoin pour le confort de l’enfant. L’individualisation du change est très importante. Ainsi chaque enfant possède sa propre bannette dans laquelle l’on met une serviette individuelle changée chaque jour et plus si besoin.

Le langage est très important. L’adulte explique ce qu’il fait, il nomme les différentes parties du corps, les objets qu’il utilise. Il veille à être particulièrement doux dans ses gestes.
Le change est un moment de dialogue possible entre l’enfant et le professionnel.

Pour les enfants d’âge moyens et les grands

Les enfants d’âge moyens (18 mois environ) sont changés après le chant du matin, avant leur coucher, au lever de sieste et en fonction des besoins. Il peut leur être proposé également le pot si les parents le font déjà à la maison.

Les grands (26 mois environ) sont changés après le chant du matin en fonction de leur demande également.

Après le repas du midi et pour l’accompagnement de l’enfant à l’autonomie

Les « moyens et les grands » se déshabillent en enlevant leur pantalon, leurs chaussettes et les mettent dans leur bannette individuelle. Les enfants qui le souhaitent passent au toilette ou sur le pot. Le change leur est proposé soit debout ou couché sur le tapis de change. Ce afin qu’il participe activement à leur change. Le papier toilette est à disposition. Puis l’enfant se sert une couche que l’adulte l’aide à mettre.

L’acquisition de la propreté

La propreté désigne la capacité de contrôler l’évacuation des selles et des urines. Elle se fait autour de deux ans quand l’enfant a :

  • Le contrôle de ses sphincters de part la maturité de son système nerveux
  • La capacité et le désir d’aller de lui-même sur le pot; dans un premier temps, l’intérêt du pot passe par le jeu, la curiosité, le plaisir et l’imitation des plus grands. Tout en respectant l’intimité de chacun, l’enfant a quand même besoin de voir l’autre qui commence à être « propre » et ainsi mettre des mots sur ce qui se déroule.
  • L’adulte lui montre les toilettes, le pot est mis à sa disposition et proposé quand il en a envie. Certains enfants y vont même tout habillés pour faire comme le copain.

Pour toutes ces raisons, on n’obligera en aucun cas un enfant à aller sur le pot, ceci pour le respect de son rythme d’acquisition.

Si les observations recueillies en équipe et par les parents, montrent que l’enfant est intéressé par cette nouvelle étape, il est préférable de commencer à la maison, afin d’être relayé à la crèche, à :

  • mettre un pot à disposition dans les WC/ la salle de bain
  • laisser l’enfant sans couche à certains moments, s’il est d’accord.

Par la suite, l’équipe suivra la proposition convenant au mieux à l’enfant, à sa période d’apprentissage.

Aller sur le pot est une « activité » bien spécifique, aussi l’adulte ne proposera pas à l’enfant de lire ou de jouer pendant ce moment.
Par ailleurs, l’’acquisition de la propreté se fait par étapes de progrès et de régressions.

Cette étape particulière du développement de l’enfant, tout comme l’acquisition de la marche ou du langage, doit être vécue avec le plaisir de devenir grand et autonome et « ne doit en aucun cas être l’occasion d’un jugement moral sur ses capacités ». M. TITRAN

 

C-Le sommeil

Dormir est un besoin vital : le corps récupère ses forces et le cerveau ses capacités.
Les besoins de sommeil de chacun diffèrent selon l’âge, l’activité et le rythme de vie. L’enfant doit donc pouvoir se reposer dès ses premiers signes de fatigue ou dès qu’il le demande.

Le repos permet à l’enfant de profiter pleinement des moments d’éveil. Pour les bébés, la feuille de rythme permet également de repérer le besoin de sommeil : elle est remplie avec les parents le matin et par l’équipe tout au long de la journée.

Le sommeil est une séparation d’avec l’état éveillé : c’est pourquoi l’enfant a parfois peur « de sombrer dans le sommeil, dans l’inconnu ». L’enfant a donc besoin de repères dans le temps et dans l’espace. Pour ses repères, il peut avoir besoin de son doudou ou de sa tétine qui sont également à disposition dans l’unité de vie.

Le dortoir est la salle de repos des enfants avec des lits adaptées en fonction du développement moteur des enfants. Ainsi le dortoir de la section des « petits » est composée de berceaux, pour le dortoir des enfants d’âge moyens, des lits bats à bords contenant et sécurisant dit lit »cocon ».

Dans le dortoir des grands, il y a des lits de type lits de camps ou lits en toile. Les différents types de lits permettent ainsi de répondre au mieux aux besoins psychomoteurs, d’autonomie des enfants. Notamment les lits dans le dortoir des moyens et des grands qui permettent une liberté pour les enfants de se lever après leur sieste.

Ce sont les membres de l’équipe qui couchent les enfants.
Cette règle est institutionnalisée. Elle permet à l’enfant de ne pas être perturbé à la vue de son parent ou d’un autre parent que le sien dans un moment « en cours de séparation », celui de l’endormissement. En cas de non présence d’un professionnel, exceptionnellement le parent peut être amené à rester près de la porte du dortoir.

Certaines conditions favorisent un bon endormissement : une ambiance calme et sereine, la présence d’un adulte accompagnant l’endormissement et une histoire/une musique douce, une caresse sur les cheveux…). Le rituel du coucher diffère selon l’âge de l’enfant.

Pour le bébé et l’enfant d’âge moyen

Le coucher est individualisé. Le professionnel verbalise la séparation. L’adulte peut expliquer à l’enfant qu’il va quitter ses camarades, son jeu pour aller se reposer et qu’il retrouvera son environnement à son réveil. Par ailleurs, lors de la présence des parents s’ils le souhaitent, ils peuvent être amenés s’il n’y a plus d’enfants dans le dortoir à coucher leur enfant.

S’il en possède l’enfant prend son doudou et/ou sa tétine. Le professionnel veille à ce que la couche de l’enfant soit changée avant d’être couché. Après le repas et avant le déshabillage les enfants jouent un peu sur le tapis.

La conduite à tenir pour le coucher est la suivante :

Tous les bébés sont couchés sur le dos et ils n’ont ni draps, ni couvertures mais une turbulette, Ils n’ont pas non plus d’objets/jouets présentant un risque : peluche/tétine à cordelette… Le rythme du sommeil de l’enfant est respecté, il se réveillera de lui-même. On ne réveille pas un enfant qui dort même si c’est l’heure de son repas.
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Pour les moyens / grands

C’est la personne qui s’est occupée du repas qui prend en charge l’endormissement car elle constitue un repère pour l’enfant. Les enfants sont appelés à la salle de change pour aller au toilette.

Lorsque l’enfant est changé et près pour la sieste, il peut aller dans le dortoir se reposer avec son doudou ou sa tétine jusqu’à l’arrivée de l’adulte.
Un plan du dortoir est affiché. Le prénom de l’enfant avec un symbole est au dessus du chaque lit.
Par ailleurs, les enfants qui viennent de façon occasionnels ont également un lit qui leur est attribué afin de symboliser un repère dans le lieu.

Pour l’accompagnement à la sieste, l’’adulte référent peut être si besoin soutenu ou relayé par un autre membre de l’équipe. Les enfants sont accompagnés jusqu’à leurs endormissements, les grands atteignant l’âge des premières grandes peurs et des cauchemars. Le lit de chaque grand a une place fixe, même avec l’arrivée d’un nouvel enfant dans le groupe.

V Le comportement de l’adulte face à l’enfant et des enfants entre eux

Il ne peut y avoir un comportement type auprès des enfants, l’adulte respecte la singularité de chacun. Toutefois, une cohésion et une attitude globale de l’adulte sont nécessaires afin que l’enfant ne se sente pas en perte de repères, de limites, qu’il puisse avoir un fil conducteur stable dans les réponses éducatives proposées.

Le câlin

Moment de tendresse privilégié et intimiste.

L’adulte en général répond à la demande de l’enfant :
Pour le bébé lorsqu’il crie, qu’il pleure, qu’il s’agite/ pour le plus grand lorsqu’il l’exprime. Il est important de respecter le corps de l’enfant, l’individu qu’il est. En effet un enfant n’a pas forcément besoin d’être pris dans les bras pour se calmer. Il faut que l’adulte soit en position d’écouter ses besoins, de répondre à son envie, ce en étant à côté de lui, en le regardant.

Pour les enfants entre eux, l’enfant doit respecter l’autre enfant et ne pas lui faire de câlins s’il n’a pas envie, accepter qu’il ne veuille pas. Pour cela les adultes verbalisent à l’enfant que l’autre n’a pas forcément envie de câlins à ce moment là.

Les limites et les règles

Au sein de la crèche, il y a des limites à ne pas franchir comme dans la société. La limite est fixée en fonction du développement moteur de l’enfant. Elle est fixée par l’adulte dans la relation directe avec l’enfant, elle est propre à chaque relation. Elle doit être égale pour tout le monde. La limite représente une barrière physique ou morale qui doit être repérée ou définitive pour être comprise.
Une limite c’est souvent quelque chose qui délimite ce que l’enfant peut ou ne peut pas faire.
Elle doit être formulée clairement par l’adulte selon une démarche cohérente, éducative.

Les règles

Les règles sont simples. Elles sont institutionnalisées, connues et répertoriées. Il y a des règles spécifiques à la crèche(ne pas courir dans la section, ne pas jeter les jouets, s’asseoir sur le fauteuil jaune et non se mettre debout…)

L’adulte veille à les faire respecter par l’enfant mais aussi à respecter également ses règles.(ex : L’adulte ne peut pas jeter un jouet pour le ranger plus vite mais veiller à le poser dans le lieu prévu à cet effet) S’il le fait il veillera à s’excuser auprès de l’enfant.
Les règles permettent à l’enfant de se rassurer avec ce qui est permis ou non.
Si l’enfant les transgresse, il est important que l’adulte puisse les lui rappeler, chaque fois que nécessaire.

L’équipe éducative a mis en place une pédagogie quant au respect des enfants entre eux, il faut donc que les parents de permanence aient la même attitude lors d’un conflit : intervenir en interdisant de mordre, taper… et expliquer le bien-fondé de l’interdiction.
Le mot réfléchir doit donc être utilisé à bon escient. On demande donc à l’enfant de réfléchir sur ce qu’il a fait (ex taper un copain..) et non juste dire « va réfléchir » sans aucune explication. Quoi qu’il en soit le mot réfléchir est assez difficile à comprendre pour les enfants de ces âges. On peut aussi lui demander de se calmer par rapport à son attitude. Se calmer c’est pour l’enfant se recentrer sur lui même.

Dans la section des « petits »

L’enfant apprend à connaître l’autre, à communiquer en touchant, en suçant… On le laisse inter-agir, découvrir l’autre en le respectant. S’il fait mal à l’autre, même s’il est petit on lui donne la limite, on lui édicte la règle (ex : Tu as le droit de toucher le copain s’il le veut mais tu ne dois pas lui tirer les cheveux, tu lui fais mal ainsi).

Les règles au sein de la crèche

Au repas

  • Se laver les mains
  • S’installer à table et mettre son bavoir
  • Ne pas manger debout, être posé tranquillement sur sa chaise
  • Ne pas se lever si le repas n’est pas fini, sauf accord de l’adulte
  • Pouvoir se lever tout seul pour débarrasser son assiette ou son verre (entendre le besoin de bouger de l’enfant – surtout chez les moyens) si l’adulte le permet
  • Ne pas se servir avec ses doigts ou lécher la cuillère du grand plat, en revanche une fois servi, l’enfant pourra patouiller s’il le souhaite dans la limite du possible.
  • Ne pas manger dans l’assiette du voisin
  • Débarrasser son assiette pour l’enfant d’âge moyen/grand
  • Une fois son repas fini, se nettoyer les mains, la bouche avec un gant

Au change

  • Pour les plus grands : enlever son bas, s’essuyer avec un gant, mettre une couche avec l’aide de l’adulte
  • Ne pas mettre les pieds dans l’eau des toilettes
  • Ne pas fouiller dans la poubelle
    Tirer la chasse d’eau

A la sieste

  • Prendre un temps calme : écouter une histoire, une musique relaxante…
  • Dans le dortoir, ne pas crier afin de ne pas déranger les enfants qui dorment
  • Se poser calmement son drap avec l’aide de l’adulte
  • Écouter l’adulte

En atelier/avec le matériel

  • Écouter la consigne donnée par l’adulte et la respecter (ex : lors du transvasement de semoule, ne pas mettre de semoule en dehors du cadre réservé)
  • Ne pas se servir seul de la peinture ou de la pâte à modeler : l’adulte par l’observation devra percevoir la demande de l’enfant, l’enfant peut également la demander…
  • Respecter le matériel, ne pas le jeter ou le mettre à la bouche pour les plus grands
  • Ne pas déranger un autre enfant qui est concentré dans son temps d’activité

Le matériel/le lieu

  • Ne pas entrer dans la salle de jeu avec ses chaussures
  • Ne pas abîmer les livres, les jouets, les meubles
  • Ne pas prendre le doudou, la tétine d’un autre enfant
  • Ne pas entrer dans le point d’eau avec un jouet/objet

Dans la section

  • Ne pas jeter les jouets dans la section mais l’enfant à la possibilité de lancer les ballons dans la pièce de la section des moyens/grands.
  • Ne pas mordre le copain mais prendre une poupée ou son doudou si on a envie de mordre

Par contre il n’y a pas de règles dans le jeu, il ne faut pas montrer à l’enfant comment on joue, comment on dessine, on doit le laisser exprimer sa créativité sans intervenir.

Par ailleurs, il faut que l’adulte accepte que l’enfant ne veuille pas rester à l’atelier s’il ne le désire pas, tous les enfants n’ont pas le même rythme/concentration, la même disponibilité psychique. La participation de l’enfant ne peut pas être non plus une règle, il faut que l’adulte accepte l’opposition ou encore sa difficulté face au groupe.

A La crèche, les règles s’articulent entres-elles et changent, elles évoluent en fonction des besoins. Ces règles dessinent un cadre de vie dans lequel les enfants vont apprendre à grandir, évoluer et transgresser. On ne peut revenir sur une règle que pour la moduler en fonction des observations que l’on pourra avoir sur les enfants.

L’enfant confronté à ses limites et à ses règles est souvent frustré. Cette frustration est nécessaire pour l’enfant afin qu’il devienne autonome. Elle peut amenée l’enfant à avoir des moments d’agressivité.

Les moments d’agressivité

Lorsque le jeune enfant se montre agressif (tape, morsure) ou fait une colère, les réponses de l’adulte sont nuancées selon les raisons et l’intensité exprimée.

Lors de gestes agressifs, l’adulte (parent ou éducateur) énonce l’interdit et explique à l’enfant son désaccord face à cette attitude. D’autre part, l’enfant agressé assiste à cette explication, cela est réparateur pour lui. Puis l’adulte le console.

L’adulte ne désapprouve pas la colère de l’enfant et lui propose un objet exutoire où il peut exprimer son agressivité  (marteau, mousse, poupée…).

L’adulte peut proposer à l’enfant de canaliser son énergie autrement en mettant en place des jeux physiques : jeu de ballons ou jeu calme qui canalise : le transvasement.

Si l’enfant montre le besoin d’une relation individuelle, et que l’équipe est en nombre, il est intéressant de mettre en place à ce moment une relation privilégiée avec lui. Par ailleurs, l’adulte peut également passer le relais à un autre.

La gestion de l’adulte lors du non de l’enfant

Chaque enfant est différent, c’est à partir de l’observation que l’on a de lui à la crèche que l’on peut ajuster le Non. Ce Non représente un interdit qu’il faut pouvoir dire à l’enfant en fonction de son âge. Le Non apprend à l’enfant à grandir.
A la crèche dans les deux sections le Non est d’usage. L’adulte dira Non à l’enfant par la voix, le hochement de tête, l’index. Il doit être prononcé de façon clair et ferme pour permettre à l’enfant de comprendre et d’entendre même s’il est frustré. De même l’adulte acceptera aussi que l’enfant puisse dire Non s’il n’est pas d’accord sur quelque chose qui ne le met pas en danger.

La gestion de l’adulte lors du refus de s’alimenter

Lorsque l’enfant est au repas (midi,goûter) il a le droit d’exprimer qu’il ne veut pas manger et l’adulte doit pouvoir l’entendre et l’accepter. Par contre, il sera toujours demandé à l’enfant de goûter et si vraiment l’enfant ne veut pas, il peut ne plus manger. De même, le refus de manger des enfants peut aussi exprimer qu’il veuille d’une relation individuelle ce qu’il soit bébés, moyens ou grands. Ainsi, l’adulte réagit en fonction de l’enfant et lui demande s’il a besoin d’aide pour le repas.

La gestion de l’adulte lors du refus de dormir

L’enfant a le droit de ne pas vouloir dormir mais il doit pour autant se reposer dans son lit sans réveiller les copains et respecter le sommeil de l’autre.

VI Les temps d’éveil

L’activité crée chez l’enfant une dépense d’énergie.
L’activité libre et/ou les temps d’éveil proposés se déroulent après la « collation » (nous ne proposons à cette collation du matin de boire un verre d’eau ensemble).
Ainsi, ils ont pour but de conduire l’enfant à agir, à exercer et à développer ses capacités motrices, affectives, relationnelles et intellectuelles.

Le jeu est indispensable dans la construction de la personnalité. C’est par ce biais que l’enfant grandit, évolue, apprend.

Pour exercer cette activité primordiale, l’enfant a besoin d’avoir confiance en lui et dans le lieu où il se trouve.

Aussi, au sein de la crèche pour l’aider à développer une estime de soi, nous lui laisserons le libre choix dans l’activité et lui permettrons de faire des découvertes sensorielles à travers le jeu libre, les activités « dirigées », les temps d’expression et les sorties extérieures.

A chaque âge, un stade de développement différent qui demande un aménagement de l’espace particulier, évolutif et des propositions d’éveil adaptées.

A- Les bébés

A cet âge, il est essentiel que les adultes soient contenant pour que l’enfant se sente en sécurité affective. Les temps de sommeil et de soins rythment la journée.
Les temps d’éveil passent par la découverte, la manipulation, la découverte de leurs sens (toucher, goûter.) A cet âge pour découvrir l’objet, le jouet, l’autre, l’enfant met tout à la bouche.
La marche ou le quatre – pattes donnent à l’enfant de plus en plus d’autonomie et lui permettent d’élargir considérablement son champ d’exploration. En se déplaçant sur le sol, l’enfant va à la rencontre de l’autre : enfants et adultes.
Pour l’enfant qui ne se déplace pas l’adulte veillera à se rapprocher de lui pour lui parler, lui proposer des jouets mais sera vigilant également à lui laisser des moments pour rester seul.
Aussi, les enfants qui ne se déplacent pas, qui ne s’assoient pas d’eux même, sont mis sur des tapis au sol allongés. Le professionnel n’assoira et ne mettra debout l’enfant que lorsque celui-ci aura la capacité motrice de le faire tout seul.
Dans l’unité de vie des bébés, le professionnel laisse l’enfant libre dans sa découverte. Il n’est pas proposé en systématique d’atelier avec une finalité visuelle. On proposera à l’enfant lorsqu’on le sentira près, ce à travers l’observation que peut avoir l’équipe. C’est par le jeu et la découverte de ses pairs que l’enfant se socialisera.

Pour favoriser l’éveil psychomoteur, on proposera à l’enfant des jouets de manipulation (hochets, cubes, ballons, jeux à tirer, à pousser…), des parcours de motricité (un parcours est installer systématique dans la section).

Pour favoriser l’éveil sensoriel, on proposera à l’enfant des chansons, de la musique, des jeux de doigts, des jeux tactiles (tissu, livres…).

B- Les moyens /grands

Dans l’unité de vie des moyens/grands, on laisse à l’enfant la possibilité de découvrir leur espace. L’enfant découvre le jeu par lui-même. L’aménagement de l’espace en coin permet ainsi à chacun de choisir où il veut jouer. Les enfants sont avides de connaître, d’expérimenter, ils aiment faire « tout seul »  et que l’adulte leur fasse confiance en leur donnant des responsabilités.
C’est en cela que l’on peut répondre en partie à leur quête d’autonomie.

Pour l’accueil des enfants, les coins sont scénarisés (exemple : les animaux de la ferme alignés ou autrement semblant prendre vie). L’enfant en jouant aura la possibilité de créer lui même ses scènes. Les temps d’activités libres sont aussi des temps de socialisation où l’enfant acquière et intègre les limites, les règles, les interdits en étant confrontés aux autres.

Après le temps de collation eau, les enfants sont rassemblés sur le tapis pour se retrouver tous ensemble, chanter, parler de soi et des autres. Puis l’adulte, proposera à l’enfant les ateliers libres ou cadrés du jour. Celui choisira en fonction de ce qu’il désire faire.
S’il n’y a pas de place à l’atelier qu’il souhaite, il sera demandé à l’enfant de patienter, d’attendre son tour et de se rendre aux autres ateliers. En sachant qu’il y a 4 enfants maximum par ateliers, ce afin que le groupe ne soit pas trop conséquent et puissent créer en toute liberté. Avant de proposer l’atelier, l’adulte veillera à préparer son atelier et mettra le nombre de chaises conséquentes.

Dans la section à disposition, il est toujours proposé à l’enfant dans un dortoir transformé en salle d’activité, un parcours moteur où l’enfant ira seul s’il le souhaite. Tout en respectant les petites règles (on ne pousse pas le copain sur la motricité, pas de tétine et doudou …) en cas de non respect de ses règles l’enfant sort de l’atelier en l’avertissant au prime abord.

De même, un jeu d’encastrement sur table et aussi des livres sont à disposition. Le matin, il est proposé aux enfants des ateliers qui demandent plus d’attention (jeu de préhension fine : abaques.) et l’après-midi des ateliers où l’attention est moins soutenue sont proposés (dessins, lecture..).

L’enfant à la possibilité aussi dans la journée de ne rien faire et c’est aussi pour lui une liberté. L’adulte veillera à ne pas forcément le solliciter et respecter son besoin de se ressourcer. C’est par le jeu que l’enfant apprend. La crèche est là pour permettre à l’enfant à être un individu à part entière et socialisé.

Lors de l’atelier « cadrée » l’adulte est présent du début à la fin. Il veillera à proposer et adapter des activités qui correspondent à l’âge des enfants et à leurs développements psychomoteurs. Ce afin de ne pas déstabiliser le jeune enfant en pleine créativité et concentration.

Les divers ateliers proposés favorisent chez l’enfant :

Le développement moteur et sensoriel (Parcours moteur (ramper, grimper…) ; jeux musicaux ; jeux de manipulation (eau, sable, terre, pâte à sel…) ; jeux du goût, des odeurs., écoute des sons.

Le développement du langage (les histoires ; la verbalisation ; les photos et imagiers).

Amener l’enfant à découvrir son corps (jeu du miroir, les comptines..)

L’expérimentation et la découverte (Jeux corporels et moteurs (gymnastique, ballons, danse, rondes ; jeux de manipulation (eau, sable…)

L’expression libre (activités graphiques (dessins, peinture) ; activités manuelles (collage, découpage…) langage, marionnettes.

Le développement de la précision du geste (psychomotricité fine (perle, abaque…)

La stimulation de son l’imaginaire (Histoires et contes ,marionnettes)

Le développement intellectuel (jeux de logique et à règles (loto, dominos, puzzle, encastrement…)

Permet de trouver sa place en reproduisant des situations sociales vécues (Jeux d’imitation (cuisine, dinette, poupée…)

Développement de la connaissance de son corps (Jeu du miroir, comptine, déguisement, psychomotricité)

Par ailleurs, les temps d’expression (chants…) sont nombreux. Ainsi, à travers ces temps d’expression l’enfant est dans un constant bain langagier. Au quotidien, l’adulte fait en sorte de toujours verbaliser, d’expliquer ses attitudes.

Vers 11heures environ, les ateliers sont arrêtés puis les adultes et les enfants rangent la section par petit groupe. Afin de rassembler le groupe et le canaliser avant le repas, il leur proposé, soit d’écouter une musique douce ou des sons différents.

VII Échanges extérieurs

Socialiser l’enfant c’est lui permettre d’aller à la rencontre de « l’autre » hors et dans la crèche. C’est pour cela que nous proposons aux enfants de se déplacer mais aussi d’accueillir d’autres personnes qu’ils ne connaissent pas.

La médiathèque lieu de culture, de rencontre et de découverte du livre dans un lieu destiné. Un petit groupe d’enfant s’y rend avec une liberté de choisir lui-même son livre et de le ramener à la crèche
Au sein de la crèche, une animatrice vient également racontée des histoires à tous les enfants.

Le gymnase lieu destiné au sport, à la gymnastique par excellence. Un petit groupe d’enfant s’y rend pour découvrir et exercer sa motricité dans un autre lieu que la crèche. Permettre à l’enfant également d’observer l’autre dans son développement et exprimer de façon libre son corps.

Marché lieu où la sensorialité de l’enfant est mis en exergue. Un petit groupe d’enfant se déplace pour découvrir l’autre mais aussi les légumes, les fruits et ainsi laisser libre court à son besoin sensoriel. Par ailleurs, en sortant les enfants ont un but, un objectif la découverte et la confrontation à un monde extérieur.

Éveil musical Cet atelier est mis en place par une animatrice du SIMED. qui vient 2 fois par mois au sein de la crèche dans les deux unités de vie. L’enfant découvre sa voix, se recentre sur son corps et son » moi » en écoutant la musique.

RAM La relation avec le relais Assistante Maternel peut s’organiser par des rencontres entre la crèche et les assistantes maternelles dans le jardin pour des matinées récréatives. Par ailleurs à chaque période de Noël, tous les enfants de la crèche se déplacent pour assister au spectacle organisé par le Relais assistant maternel. C’est aussi une rencontre avec d’autres enfants pour partager ensemble un spectacle et laisser libre court à leurs émotions.

Centre de loisirs maternels situé dans la maison petite enfance, il est organisé entre la crèche et le centre une matinée récréative en lien avec le RAM. Par ailleurs pour les enfants plus grands qui iront à l’école une rencontre peut être organisée avec le centre.

VIII La place du parent

Lors des permanences, les parents peuvent vivre la crèche « de l’intérieur » et mieux comprendre la journée de leur enfant permettant aux enfants de mieux gérer la séparation avec leurs parents et à ceux-ci de suivre leur évolution.
Au quotidien toute une collaboration  entre les parents et l’équipe éducative est instaurée. Ces temps de présence hebdomadaire permettent au parent d’observer son enfant hors du milieu familial et au sein d’un groupe d’enfant.

Son rôle

Cette responsabilité d’effectuer des permanences qui incombe au parent, de par son statut dans cette Crèche Parentale, est également une « obligation ».
Pour les permanences, les responsabilités du parent sont conjointes avec le personnel permanent, mais l’investissement et la régularité sont importants pour :

  • L’organisation et le fonctionnement
  • L’encadrement (ex : les sorties à l’extérieur)
  • Le suivi des enfants
  • Renforcer le sentiment d’être partenaire de l’équipe et de s’intégrer plus facilement à la vie de la crèche.

Deux règles sont institutionnalisées :

En présence de l’agent de service:

  • Le parent garde les tâches (reste en section et est amené à s’absenter pour le linge, la préparation du goûter, si les enfants dorment le nettoyage des poignées de portes, réparer les livres… voir fiche à l’entrée).
  • Si le parent est en relation avec son enfant et souhaite le rester le professionnel peut tout à fait être amené à effectuer la préparation du goûter, mettre en route une machine…) tout cela se passe par la communication.

En l’absence de l’agent de service:

  • le parent est en cuisine pour préparer le repas, faire la vaisselle, le nettoyage des tables, le linge
  • le coucher de l’enfant est fait uniquement par un membre de l’équipe, comme expliqué précédemment sauf si il y a un manque de personnel. Cela est donc expliquer aux enfants.

Sa place

Le parent en permanence veille aussi au bien-être des enfants et à la bonne marche du groupe. Pour cela, il est intéressant qu’il aille dans le même sens que l’équipe. Ceci implique de se distancier de certaines de ses conceptions éducatives, personnelles, familiales et culturelles.

Les éducateurs et autres membres de l’équipe sont là aussi pour aider le parent à évoluer selon cette démarche. Cette cohérence se construit progressivement avec le temps, l’observation et les échanges.

Il est intéressant de privilégier la communication dès qu’une interrogation, une incompréhension apparaît, ce afin d’éviter les malentendus. L’ambivalence demeure dans l’hypothèse fragile que chaque parent pourrait s’occuper des enfants des autres. Pourquoi ambivalence car il n’est pas dit qu’en ayant un enfant à soi, on puisse s’occuper des enfants des autres.

L’équipe est là pour conseiller et accompagner le parent et non pour apporter un jugement à ses attitudes et ses pratiques. Aussi, un climat de confiance s’établit peu à peu.

En pratique…

Comme pour un enfant, l’intégration du parent en permanence se fait après un temps d’adaptation auprès des enfants et des adultes : autres parents et membres de l’équipe.

Il n’est pas toujours facile de s’occuper des autres enfants, parce qu’on ne les connaît pas bien et qu’il n’est pas évident de se trouver « animateur » d’un groupe d’enfants.
Faites preuve d’originalité, d’imprévu, de surprise, ils seront toujours partants. !

Les enfants ayant des âges, des rythmes, des capacités et des envies différents, il sera difficile de proposer la même activité pour tous : ce n’est pas le but recherché.  Il est important de respecter son désir à soi, ce que l’on se sent de faire ou pas. Aussi, il sera intéressant d’en faire part aux membres de l’équipe pour ne pas se trouver dans une situation difficile à gérer/éprouvante.

Le parent n’est pas tout seul lorsqu’il propose un atelier/une sortie, l’équipe propose aux autres une activité différente.

Une permanence, ce n’est pas seulement faire des ateliers… Il est tout aussi important de communiquer avec les enfants, de jouer et de les observer dans leur jeu afin de mieux les comprendre, mais aussi d’être prêt à « intervenir » en cas de besoin et le plus « justement » possible.

Ce temps d’observation permet de percevoir les besoins des enfants ; ils sauront très bien vous faire sentir ou vous dire ce dont ils ont envie ! Il y a des moments où les enfants préfèrent un moment câlin ou même ne rien faire : il est souhaitable de le respecter.

Selon un esprit de continuité, d’harmonisation des pratiques, il est souhaitable de suivre la pédagogie quant au respect des enfants entre eux, au respect du matériel et des règles de vie à la crèche. Par exemple : il est préférable que les parents aient la même attitude lors d’un conflit.

VIII Les temps de convivialité de communication avec les parents

Les temps de convivialité parents et professionnels sont essentiels pour que l’ambiance de la crèche soit conviviale.

Ainsi, lors de la permanence des parents, une relation de confiance professionnels et parents est importante afin qu’il y ai une cohérence de travail pour l’accueil de l’enfant.

De même, lors du conseil de crèche, c’est le moment de prendre ensemble (parents, professionnels) des décisions cohérentes afin de garantir une qualité d’accueil pour les enfants.

Par ailleurs, pour permettre un échange de ressentis, de réflexions sur l’enfant entre parents et professionnels des débats seront prévus tous les trimestres environ.

Les fêtes

La convivialité passe par l’échange mais aussi par les fêtes tout au long de l’année qui peuvent être organisés soit par les professionnels lors du projet de l’année soit par les parents.

Conclusion

A travers ce projet, nous avons voulu mettre par écrit la pratique (ou les pratiques) professionnelle et parentale exercée à la crèche afin de pouvoir l’harmoniser.

Cette pratique éducative est basée sur une pédagogie active où l’observation de l’enfant est essentielle, pour répondre au mieux à ses besoins.

L’enfant est au sein de la crèche parentale acteur et créatif. Ainsi, dans cette pédagogie l’enfant a son mot à dire et découvre de lui –même.

Nous recherchons à ce qu’il y ait une interaction dans l ‘échange. L’adulte essaye autant que faire ce peut de responsabiliser l’enfant, de lui faire confiance afin qu’il ait lui-même confiance en lui en ses capacités et puisse renforcer son estime de lui-même.

Pour cela la relation parents/professionnels est importante car l’enfant est indissociable de sa famille. Ainsi, la communication, l’échange constant entre les membres de l’équipe et les parents à la crèche parentale, plus que dans d’autres structures conduit à mieux répondre à l’attente et aux besoins de l’enfant.

Il faut toutefois que chacun s’ouvre dans la relation autant les professionnels que les parents afin qu’une coéducation s’organise autour de l’enfant. L’objectif premier finalement de cette association étant de faire de l’enfant un individu épanoui, sociable, et respectueux de l’autre.